
Marché immobilier 2024 : ce qu’il faut savoir à Bruxelles et dans le Brabant wallon
L’année 2024 marque une stabilisation du marché immobilier en Belgique, avec une légère reprise des ventes et des prix qui continuent d’évoluer. Bruxelles et le Brabant wallon affichent des dynamiques différentes selon les types de biens et les communes. Découvrez dans cet article les tendances clés de 2024 et les perspectives pour 2025.
📊 Une reprise timide du marché immobilier
Après plusieurs années marquées par des incertitudes économiques et des taux d’intérêt élevés, le marché immobilier belge semble retrouver un certain équilibre. Les transactions ont (très) légèrement augmenté à Bruxelles (+0,3 %). Dans le Brabant wallon, les prix ont connu une évolution contrastée, avec des baisses dans certaines communes et des hausses dans d’autres.
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🏠 Maisons : des prix toujours en hausse, mais des disparités marquées
À Bruxelles : une hausse modérée mais constante
- Le prix médian des maisons bruxelloises a augmenté de +1,0 % en un an (-1,9 % après inflation), atteignant 500 000 EUR.
- Sur 5 ans, les prix ont progressé de +14,9 %, mais cette hausse est ramenée à -5,2 % après inflation. (Comprendre la corrélation entre l’évolution des prix et l’inflation)
- Les communes les plus abordables : Anderlecht (198 000 EUR) et Molenbeek-Saint-Jean (206 000 EUR).
- Les plus chères : Ixelles (669 250 EUR) et Woluwe-Saint-Pierre (700 000 EUR).
Dans le Brabant wallon : des baisses dans certaines communes
- Avec un prix médian de 370 000 EUR, le Brabant wallon reste la province la plus chère de Wallonie pour les maisons.
- Après plusieurs années de hausse, les prix ont reculé de -1,3 % en 2024 (-4,2 % après inflation). Depuis 2020 il y a eu une évolution des prix moyens des maisons de +14,9%.
- Les communes les plus chères : Lasne (610 810 EUR), Waterloo, La Hulpe et Rixensart.
- Les plus abordables : Hélécine (250 000 EUR), Rebecq et Tubize.
- Des baisses significatives à Incourt (-13,6 %) et Perwez (-13,9 %), tandis que Wavre (+8,2 %) et La Hulpe (+8,3 %) connaissent des hausses marquées.
🏢 Appartements : des prix qui montent doucement
À Bruxelles : une augmentation ralentie
- Le prix médian des appartements a augmenté de +2,6 % en 2024.
- Après inflation, les prix reculent de -0,4 %.
- Les appartements représentent 70,3 % des transactions à Bruxelles, soit la part la plus élevée en Belgique.
- Prix les plus bas : Anderlecht (198 000 EUR) et Molenbeek (206 000 EUR).
- Prix les plus élevés : Ixelles (350 000 EUR) et Woluwe-Saint-Pierre (300 250 EUR).
Dans le Brabant wallon : une reprise après une baisse en 2023
- Le prix médian des appartements atteint 250 000 EUR, en hausse après une année 2023 plus difficile.
- Cette province se classe 4e en Belgique pour le prix des appartements, derrière Bruxelles et certaines provinces flamandes.
- Prix les plus élevés : Waterloo, Lasne et Chaumont-Gistoux.
- Prix les plus bas : Ottignies-Louvain-la-Neuve et Tubize.
- Les prix des appartements reculent à Wavre (-3,8 %), Tubize (-7,0 %) et Braine-l’Alleud (-12,9 %), tandis qu’ils progressent légèrement à Waterloo (+2,5 %).
🏙️ Une grande hétérogénéité selon les régions
Les écarts de prix restent très marqués, même d’une commune à l’autre au sein d’une région.
À Bruxelles, 50 % des maisons se vendent entre 365 000 EUR et 680 000 EUR, soit un écart de 315 000 EUR, beaucoup plus large qu’en Flandre (191 000 EUR) ou en Wallonie (150 500 EUR).
Dans le Brabant wallon, le prix médian est de 370 000 EUR et l’intervalle comprenant 50 % des observations se situe entre 275 000 EUR et 496 500 EUR, soit un écart de 221 500 EUR.
🔍 Une inégalité marquée entre les communes et les régions
Ces chiffres montrent que Bruxelles et le Brabant wallon affichent une hétérogénéité particulièrement forte sur le marché immobilier.
✔️ À Bruxelles, un marché très segmenté
Les écarts de prix sont impressionnants entre les communes les plus abordables comme Anderlecht et Molenbeek-Saint-Jean et les quartiers les plus prisés comme Woluwe-Saint-Pierre et Ixelles. L’offre est variée, mais l’accessibilité financière reste un défi, surtout pour les jeunes ménages.
✔️ Dans le Brabant wallon, un contraste très élevé existe entre les communes. Les différences de prix entre Lasne (610 810 EUR) et Hélécine (250 000 EUR) illustrent la diversité du marché brabançon. Logiquement, les communes proches de Bruxelles et bien desservies restent les plus chères, tandis que les zones plus éloignées offrent des opportunités plus accessibles.
L’hétérogénéité du marché immobilier à Bruxelles et dans le Brabant wallon reflète une forte segmentation des prix et une évolution contrastée selon les zones. Alors que certains quartiers restent inaccessibles à de nombreux acheteurs, d’autres offrent encore des opportunités, notamment pour ceux prêts à s’éloigner des centres urbains les plus chers.
👥 Qui achète en 2024 en Belgique ?
- L’âge moyen des acheteurs est 39 ans.
- Le groupe le plus représenté est les 26-30 ans, qui privilégient généralement les appartements.
Après 50 ans, les acheteurs se tournent davantage vers les appartements, tandis que les jeunes familles continuent de rechercher des maisons.
🔮 Quelles perspectives pour 2025 ?
Il est difficile de faire des prévisions précises, mais plusieurs tendances se dessinent:
Au niveau national, Bruxelles reste une ville où l’immobilier est cher, mais la croissance des prix ralentit. La demande est toujours forte, surtout pour les appartements (70,3 % des ventes), mais l’inflation et les taux d’intérêt pèsent sur la capacité d’achat des ménages.
Le Brabant wallon reste une zone prisée, mais la correction des prix dans certaines communes montre que les acheteurs deviennent plus attentifs aux conditions du marché. L’attrait des communes les plus chères commence à se heurter à une demande plus prudente, notamment en raison des taux d’intérêt.
Globalement, les acheteurs seront plus prudents en 2025. Le pouvoir d’achat réduit et l’accès au crédit plus difficile les inciteront à prendre plus de temps pour acheter et à négocier davantage les prix.
Un facteur majeur pourrait cependant influencer le marché wallon : la baisse des droits d’enregistrement de 12,5 % à 3 %. Cette mesure pourrait stimuler la demande, notamment dans des zones attractives comme le Brabant wallon, en limitant la baisse des prix, voire en relançant la hausse dans les communes où la demande est forte. L’impact réel dépendra toutefois de l’évolution des taux d’intérêt et de la capacité d’emprunt des ménages.
🏁 Conclusion : un marché en mutation
L’année 2024 aura marqué la fin d’un cycle de forte croissance des prix, avec une stabilisation à Bruxelles et des baisses localisées dans le Brabant wallon. Le marché devient plus sélectif, avec des acheteurs plus attentifs à la valeur réelle des biens et aux coûts du financement.
👉 En 2025, il faut s’attendre à un marché rationnel : pas d’euphorie, des négociations et un équilibre entre l’offre et la demande qui se précise.
📌 Pour les vendeurs : il sera crucial d’adapter son prix au marché réel pour éviter des délais de vente trop longs.
📌 Pour les acheteurs : la prudence et la patience seront de mise, mais des opportunités pourraient émerger, notamment dans les communes où les prix commencent à se corriger.
En somme, le marché immobilier en 2025 ne sera ni totalement en hausse, ni en crise, mais plutôt en phase d’ajustement après plusieurs années de fortes fluctuations.
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